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Sommet de Copenhague


Le sommet de Copenhague, qui se termine aujourd´hui et a réuni les experts de nombreux domaines, les Nations Unies, les ONG, les états..., doit donner lieu à un accord international pour lutter contre le changement climatique qui devient l´une des priorités de notre siècle. Ces accords vont succéder au protocole de Kyoto prenant fin en 2012 et ratifié en 1997 par 175 pays qui s´engagèrent à baisser de 5% leurs émissions de gaz à effet de serre. Les politiques de lutte contre le changement climatique se concentrent sur deux types d´actions : les politiques d´adaptation de nos sociétés au changement climatique et les politiques de réductions des émissions de gaz à effet de serre dont il est principalement question à Copenhague. Même s´il n´est pas possible d´éviter le changement climatique qui se produira au cours des deux ou trois prochaines décennies, l´adoption de mesures destinées à réduire les émissions de GES est essentielle pour la survie de notre planète.

LES 3 PILIERS DE L'ACCORD


L´accord attendu, de ce sommet, doit être fondé sur trois engagements pour qu´il soit un succès et qu´il réponde au besoin actuel :

  • Les pays industrialisés doivent, tout d´abord, adopter des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d´ici à 2020 en imposants, par exemple une taxe Carbonne qui consisterais à taxer l´émission de dioxyde de Carbonne.
  • Ensuite ces même pays doivent débloquer une somme de plusieurs milliards d´euros, par an, pour aider les pays pauvres à se développer durablement et sans polluer, à s´adapter aux impacts des changements climatiques, et à lutter contre la déforestation, responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
  • Enfin les pays en développement doivent s´engager à limiter leurs propres émissions mondiales de gaz à effet de serre d´ici à 2020.

Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s´adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s´engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.

DES OBSTACLES...


Mais la grande différence de priorités, entre par exemple la Chine qui accède au rang de nation industrialisée et celles des Maldives qui luttent pour ne pas être englouties par la montées des eaux, est tel que la signature d´un accord semble difficile, même peu probable avant la fin de la conférence. En effet à l´exception de quelques dossiers spécifiques, telle la rémunération de la protection de la forêt tropicale, les négociateurs buttent sur de trop gros désaccords entre les nations pour qu´ils ne soient résolus en quelques jours, le principal étant l´aide financière des pays riches aux pays en voie de développement pour les aider à résister aux conséquences du changement climatique. La somme à verser se chiffre entre 100 et 300 milliards de dollars par an à l´horizon 2020. En période de crise, ce chiffre a de quoi paraître insensé.

Même si l´ONU n´obtient pas l´accord attendu, elle a réussi, en obligeant depuis 1992 les pays du monde entier, à intégrer dans leur politique de développement et leur politique économique une politique climatique.


En revanche l´Union Européenne n´a pas attendue le sommet de Copenhague pour commencer une politique contre le réchauffement de notre planète car elle a adopté, en décembre 2008, des mesures obligeant les 27 à une diminution de 20 à 30 % de leurs rejets polluants d´ici à 2020.

UN ESPOIR ?


Il est donc grand temps que nous commencions un changement radical de nos modes de vie et de fonctionnement, pour nous adapter dés maintenant aux prochains accords.

Quoiqu´il en soit, ce sommet marque un changement fort dans la vision des états, et nul doute qu´un accord sera signé très prochainement.

Ce sera aors à nous, particuliers, entreprises, collectivités, associations, administrations, de changer nos habitudes afin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre.

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